Alimentation

Les poulets « de chair »

17 février 2015
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Caractère et milieu naturel : 

Les poulets sont des animaux aventureux et sociables qui peuvent vivre jusqu’à 10 ans. Ils aiment gratter la terre, se nourrir de végétaux et d’insectes.

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Conditions d’élevage industriel :

80% des poulets élevés en France, soit 590 millions chaque année, sont entassés dans des bâtiments clos et sombres, d’où ils ne verront jamais la lumière du jour. Ils vivent en moyenne 39 jours. Leur litière ne sera pas changée de leur naissance à leur mort, et vivre dans leurs excréments humides et acides leur provoquera des inflammations cutanées permanentes. Ils sont tellement modifiés génétiquement et poussés à grossir vite, qu’il est fréquent qu’ils n’arrivent plus à marcher ni respirer normalement. Leurs pattes sont déformées et ne pouvant se déplacer jusqu’aux mangeoires, certains meurent de faim ou de soif. Leur nourriture est composée d’un peu de céréales, de poudres animales, d’antibiotiques, de vitamines médicamenteuses et d’eau. Cette nourriture est donnée en si petite quantité que les poulets affamés picorent frénétiquement leurs gamelles vides, les parois de l’enclos, les fientes et les cadavres de leurs congénères. L’élevage industriel est encouragé par les consommateurs qui réclament du poulet à bas prix.

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Conditions d’élevage bio, fermier et label rouge :

20% des poulets élevés en France, soit 150 millions chaque année sont élevés dans des bâtiments de plus petite taille, avec des perchoirs et la lumière du jour. Ils ont accès dès leur emplumement à un parcours herbeux pendant la journée. Ce sont des poulets fermiers moins modifiés génétiquement et en meilleure santé. Leur nourriture est constituée de végétaux, minéraux, céréales et vitamines. Ces poulets sont abattus entre 81 et 110 jours.

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Abattage pour tous :

Quand l’heure est venue pour les poulets de chair d’aller à l’abattoir, des équipes vident très rapidement les élevages en attrapant dans chaque main 4 à 5 oiseaux suspendus la tête en bas. Attraper ainsi ces oiseaux, leur provoque des luxations de la hanche, graves hémorragies et leur fémur s’enfonce parfois dans l’abdomen.

Entassés dans des cageots sur des camions pouvant contenir jusqu’à 6 500 poulets de chair, le trajet vers l’abattoir est souvent abominable. Tous les ans, en France, des centaines de milliers de poulets meurent sur le chemin de l’abattoir. Beaucoup de ceux qui survivent souffrent terriblement des températures extrêmes (froid glacial en hiver, chaleur accablante en été), de membres cassés et d’hématomes. Pendant le trajet, les oiseaux ressentent des secousses brutales, des vibrations, entendent des bruits assourdissants, sont privés d’eau et de nourriture et souffrent d’entassement excessif. Tout ceci provoque détresse et extrême angoisse.

Arrivés à l’abattoir, les oiseaux sont suspendus la tête en bas, à des crochets de fer ; la compression des pattes par le métal provoque des douleurs. Les crochets suivent un rail en mouvement qui amène les oiseaux terrifiés vers un bain d’eau électrifiée dans lequel la tête est plongée. Ceci est destiné à les étourdir ; ils sont ensuite dirigés vers des lames automatiques. Beaucoup de poulets ne sont pas étourdis correctement et reprennent conscience juste avant ou après qu’on leur ait tranché la gorge. Certains échappent d’emblée au bac destiné à l’étourdissement et sont totalement conscients lorsqu’ils se dirigent vers les lames automatiques. La science a démontré que pour offrir une mort rapide, les deux artères de la carotide (principale alimentation de sang vers le cerveau) doivent être sectionnées. De nombreux abattoirs ne se soumettent pas à ce procédé ce qui signifie qu’il faut plus de temps aux oiseaux pour perdre tout leur sang jusqu’à ce que mort s’en suive et que certains reprennent conscience au cours de ce processus. Certains oiseaux sont toujours vivants lorsqu’ils sont plongés dans l’échaudoir (prévu pour relâcher les plumes avant que l’oiseau ne soit plumé).

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L’électronarcose est le mode d’étourdissement le plus fréquemment utilisé pour l’abattage des poulets. D’autres méthodes existent mais leur efficacité n’est pas toujours optimale. L’utilisation du gaz limite les manipulations et les douleurs de l’accrochage (les poulets restent dans leurs cages de transport) mais certains rapports ont montré que le temps de perte de conscience est plus long que pour l’électronarcose. Des douleurs et souffrances peuvent ainsi survenir (le poulet suffoque et aurait « l’impression de se noyer ».

Les abattoirs modernes tuent de 8 à 10 000 poulets à l’heure – ce qui représente la mort d’environ 170 oiseaux à la minute. A une telle vitesse il est difficile, voire impossible, d’assurer correctement le bien-être des animaux ou une certaine hygiène de la viande.

Sources : PMAF, PETA, L214, ONE VOICE.

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